La Croix Rousse et les Canuts

Bienvenue à la colline qui bosse

La croix rousse et les canuts

Des immeubles aux plafonds immenses, des passages secrets pour passer d’une rue à l’autre discrètement, des escaliers cachés… bienvenue au coeur du quatier des Canuts !

Si le bruit des métiers à tisser et les cris des révoltes ouvrières appartiennent au passé, la Croix-Rousse porte encore de nombreuses traces de ceux qui ont fait battre son cœur pendant plus d’un siècle.

Retrouvez les canuts dans 5 lieux emblèmatiques de la Croix Rousse.

Canuts

La maison des Canuts

10 rue d'Ivry, Lyon 4

C’est l’endroit où aller pour voir fonctionner des métiers à tisser de type Jacquard et découvrir le travail de la soie à l’ancienne. On vous y racontera aussi l’histoire des Canuts et leur rôle dans l’histoire ouvrière lyonnaise.

 

À savoir : A la Croix-Rousse, les immeubles étaient conçus pour accueillir d’imposants métiers à tisser. Leurs hauts plafonds n’était donc pas d’abord destinés à l’installation de mezzanine !

ludique

La cours des Voraces

9 place Colbert, Lyon 1

Plus qu’une cours, c’est une immence traboule célèbre pour son escalier et son histoire.

Au XIXe, elle abrite l’un des derniers ateliers de Canuts en activité. Le lieu accueille également une société ouvrière de Canuts révoltuionnaires appelée les « Voraces ».

 

À savoir : les traboules ne sont pas de simples raccourcis pittoresques. Elles permettaient aux ouvriers de transporter leurs rouleaux de soie à l’abri de la pluie.

fresque

Le mur des Canuts

36 boulevard des Canuts, Lyon 4

Réalisée en 1987 puis remaniée en 1997, la Fresque des Canuts représente la vie quotidienne du quartier et multiplie les références au patrimoine de la soie : métiers à tisser, bobines, ateliers, architecture canuse… Le trompe-l’œil donne même l’impression que les habitants vivent réellement derrière le mur.

 

À savoir : avec environ 1 200 m², elle est devenue l’une des fresques emblématiques de Lyon.

 

église

Eglise St Bernard

4 monté St Sébastien, Lyon 1

À quelques rues de là s’élève l’église Saint-Polycarpe, associée au monde des riches soyeux. C’est pourquoi, en 1852, les Canuts réclament une nouvelle église pour eux : Saint-Bernard sera construite au cœur de leur quartier.

 

Un détail  : aujourd’hui désaffectée et fermée au public, l’église n’a jamais été achevée. Son clocher, pourtant prévu dans les plans, n’a jamais vu le jour !

 

local

Les immeubles canuts

Pentes de la Croix Rousse

Regardez ces façades aux fenêtres étonnamment hautes. Elles abritaient les tout premiers télétravailleurs. Logement et atelier : chez les Canuts, les frontières entre vie privée et travail sont plutôt floues. Toute la famille participe à l’activité, au rythme assourdissant du métier à tisser : bistanclac-pan … !

 

À savoir : l’air des ateliers était un vrai sujet. Pour surveiller sa qualité, certains canuts gardaient un oiseau dans l’atelier : s’il mourait, c’était le signal qu’il fallait aérer. 

 

Chanson des Canuts

En chemin, pour vous mettre dans l’ambiance, je vous suggère de chantonner la célèbre chanson d’Aristide Bruant.

Écrite à la fin du XIXe siècle, elle transforme la révolte des ouvriers lyonnais en chanson populaire. 

 

Cependant, cette chanson n’est pas contemporaine des révoltes de 1831 et 1834 : Aristide Bruant appartient à la génération suivante.